‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 267 sur 336 · INVASION DE LA NORMANDIE · texte numérisé non relu

INVASION DE LA NORMANDIE

vent la mort. Enfin ils ne cessent de travailler qu'après avoir ouvert un libre chemin, pour que la flotte puisse venir apporter des vivres et toutes les choses dont ont besoin ceux qui marchent à la suite d’un camp. Aussitôt après, le roi leur ordonna d’amener de larges navires tels que ceux que nous voyons voguer sur le cours de la Seine, et qui transportent ordinairement les chevaux et les chariots le long du fleuve. Le roi les fit enfoncer dans le milieu des eaux, en les couchant sur le flanc, et les posant immédiatement l’un à la suite de l'autre, un peu au-dessous des remparts du château. Afin que le ‘courant rapide des eaux ne püt les entrainer, on les arrêta, à l’aide de pieux enfoncés en terre et unis par des cordes et des crochets.»

Lorsque le roi Jean apprit que toutes Îles forces des chevaliers de France s'étaient portées sur Château-Gaillard, il fit appeler Guillaume de Glocester, son maréchal. « Guillaume, tu sais que les gonfanons de Philippe brillent tout auprès de Château-Gaillard; il faut nous en délivrer. Prends trois cents chevaliers, mille

: Guillaume-le-Breton à ch. viu.

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