TRADITIONS DE L'EDDA
On voyait aussi, ça et là dispersées, ces tours danoiïises nommées borghs, qui ont depuis donné leur nom aux habitations groupées à l'abri de leurs crénaux. Des postes militaires, de construction toute scandinave, s’élevaient sur les rivages, sorte de lieu de débarquement. Le nom de /alaise désignait les rochers de la Normandie, comme dans la Norwèêge et le Danemarck, et l’on disait encore houlme ces îles dispersées qui bordent des côtes battues par les flots 2.
La langue et les dieux de l’'Edda n'étaient point effacés de la mémoire des vaillans hommes du Nord; les habitudes des chaâtelains rappelaient quelque chose de leur patrie primitive : Le sire Raoul de Tesson, au milieu des * batailles, poussait pour cri d'armes : Zoriel Tor el3en souvenance du dieu, vaillant cem pagnon d’Odin et des jeunes vierges qui versent l'hyl’origine est étrangère. — Depping, Histoire des expéditions maritimes des Normands, t. II.
: Anglo-Normands. Antiquités, London, 1767.
2 Estrup, Remarques faites dans un voyage en Normandie, Copenhague, 1821.
3Que Thor m'aide , comme les ducs de Normandie, qui avaient pour cri d'armes : Die aie ou te (que Dieu n’aide.)