‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 298 sur 336 · ACQUISITIONS DE LA COURONNE · texte numérisé non relu

ACQUISITIONS DE LA COURONNE

terres, seul lien reconnu et puissant sous la féodalité.

[l'avait déjà obtenu, depuis quelques années, d’Amaury, comte de Glocester, la cession du comté d'Évreux; il acquit ensuite, de Richard de Vernon, le fief de Longueville; la seigneurie d'Orbec,;deGuillaumecomtedePembrok, grand maréchal d'Angleterre ; Breteuil et ses dépendances, d’Anicie de Montfort; du comte de Leicester, tous les fiefs qu’il possédait sur le continent; de l’abbaye de Jumièges, la ville de Pontde-l’Arche; enfin le comté d'Alençon, d'Émeri vicomte de Cleraud'. Toutes ces possessions réelles et territoriales augmentaient l’influence royale dans le duché de Normandie.

Un des premiers actes de la conquête fut de réunir en parlement les barons, pour recueillir témoignage sur les priviléges des terres, hommes, clergé, et communes. Des enquêtes préparérent les conventions féodales, et les concessions de proprio motu de la couronne.

Ce fut à Caen que se rassembla la cour plénière, où s’assirent à côté du roi les comtes d’Aumale

* Cartul. de l’abbé De Camps, et MSS. Fontanieu, cahier

des acquisitions du domaine de la couronne, { 1 à 30.

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