STATUTS SUR LES DROITS DES CLERCS
meubles. sil se mettait en forfaiture envers son seigneur ; que s’il retenait une terre, fief ou aleud, il devait prouver en cour laïque qu'elle avait été donnée à l'Église ; que sl était saisi par hommes d'armes, et que l’évêque le réclamt, il serait rendu à ses juges ecclésiastiques; convaincu de meurtre ou de larcin, il devait être banni de la terre de Normandie ; lorsqu'un usurier faisait des legs, distribuait ses biens par testament, sa volonté devait être exécutée comme celle d’un homme libre; sl n'avait pas fait de dispositions, tout ce qu’il possédait appartenait au roi. On reconnut enfin que la érève de Dieu devait durer depuis le mercredi au soir jusqu’au lundi matin; que si quelqu'un était tué ou blessé dans cet intervalle, la connaissance du meurtre appartenait au roi, en sa cour tenue à Lisieux :.
Un autre parlement fut réuni par Philippe, pour entendre les nouvelles plaintes des hommes du duché. Les châtelains, vassaux et communes s’y plaignirent de ce que les clercs s'attribuaient, contre le droit et la coutume, le
: Ancien Cartul. de Philippe, f° 103.