‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 37 sur 336 · RICHARD ET LE COMTE JEAN · texte numérisé non relu

RICHARD ET LE COMTE JEAN

armes , le prince, après les avoir tous rassemblés dans un seul château où 1ls croyaient se réunir pour diner, appela tout à coup du sein de leur retraite ses Anglais armés, et enveloppe trois cents hommes dans un même massacre; puis ayant fait attacher leur tête à des piques brülantes, il les promène tout autour de la ville ( spectacle épouvantable), afin d'ajouter, s’il était possible, à la douleur du roi par une action si monstrueuse ; c’est ainsi que, dans les légendes, jadis Horse et Hengist massacrèrent d’une semblable manière tous les barons de la Bretagne, qu’ils avaient traitreusement invités à un festin et qu'ils firent envelopper par des Anglais 1,»

Cet acte d’une déloyauté barbare sanctionna la réconciliation du comte de Mortagne et de son frère. Jean fut accueilli sous les tentes anglaises; cependant Richard ne voulut pas lui confier les fiefs confisqués ; il avait contre lui de trop vifs ressentimens, et il craignait d’ailleurs de nouvelles trahisons.

* Vieille légende bretonne. — Philippéide de Guillaume-le-

Breton. — La Chronique de Saint-Denis dit que « la gent de France fut décolée. »

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