‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 47 sur 336 · ENCORE UNE TRÈVE · texte numérisé non relu

ENCORE UNE TRÈVE

Cette lutte chevaleresque, sans aucun résultat, fut enfin suspendue sur les prières et les menaces du cardinal Melior, légat du Saint- Siége , et qui venait encore une fois solliciter les rois d'oublier leurs querelles pour songer aux désolations de Jérusalem. Un parlement nouveau fut indiqué, et Drogon de Mello', connétable de France, se hâta d'en faire connaître les résultats aux barons et chevaliers de France.

« Sachez, seigneurs et dames, que , de l’ordre de notre sirePhilippedeFrance,nousavonsjuré entre les mains du légat que les conventions suivantes seraient observées : notre roi, à la sollicitation du’cardinal et de l'abbé de Citeaux, accorde des trèves au roi anglais et à ses hommes. Les fortifications des châtellenies détruites par la guerre, ne seront point relevées, à moins d’une mutuelle permission des deux princes. Le roi des Français gardera tout ce qu'ilpossede au moment de la treve. Il aura le Val-de-Rueil, Louviers, Aquigni, et les autres places qui sont jusqu'à la haie Malherbe, et au pont de l'Arche du côté de Paris; celles qui sont de l’autre côté, resteront à Richard; le roi com-

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