INTERVENTION DU PAPE
Lorsque le roi de Danemarck connut le traitement que la froide colère de Philippe causait à sa sœur, il prit à son tour des mesures de rigueur contre les ôtages qui avaient répondu de la célébration du mariage d'Ingerburge.
Il les fit étroitement enfermer, en même temps que deux évêques se rendaient auprès du pape pour porter appel de la sentence rendue contre le légitime mariage du roi de France.
La jeune reine faisait la même démarche, et le vénérable Étienne de T ournay se chargeait à Rome de défendre les droits d'Ingerburge.
Célestin IT, qui occupait alors le trône ponfical , fut vivement blessé de la sentence rendue par le cardinal de Champagne et les prélats français. Ce fut moins la foi jurée dans le mariage dont 1l déplora la violation, que la crainte d’un envahissement des prérogatives de la cour deRome par lusurpation du droit de prononcer la dissolution de mariage, droit qui avait été exercé en cette circonstance par des évêques, et réclamé exclusivement à cette époque par le souverain pontife . Il confia l'examen de
* Epistol. Cœlest. Pap. ad Archiepisc. Remens. Buleus. Hüst. Univer sit. Paris. , 1. w, p. 5o.