‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 72 sur 336 · MÊLÉE CHEVALERESQUE · texte numérisé non relu

MÊLÉE CHEVALERESQUE

doublés , et bientôt un rude combat s'engage ; les barons tirent de leur ceinture le poignard de miséricorde. Selon son usage, le chevalier Des Barres porte la mort dans les rangs ennemis ; il s'ouvre un chemin avec son épée, car 1l désire arriver jusqu’au roianglais, avec lequelil veut combattre; Des Barres renverse trois chevaliers avant que sa lance se brise; et chaque minute lui donne un nouveau succes !.

«Pendant ce temps, Simon de Montfort ne reste point inactif. Il frappe d’estoc et de taille; les Poitevins de Richard lui résistent; ils sont renversés et renversent : il est encore incertain de quel côté la victoire se prononcera. C’est dans ce moment que Richard aperçoit Alain seul dans la plaine, et qui s'était retiré pour réparer son casque brisé; baissant sa visière, le roi se dirige rapidement vers ce lieu ou le Breton s'était placé. Le comte l’aperçoit, et, mettant sa lance en arrêt, attend tranquillement son adversaire, Richard fournit une première course, mais son arme meurtrière s’arrête sur le bouclier du Breton; la lance d'Alain à

* Guillaume-le-Breton, Philippéide, ch. v.

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