RÉPONSE DU PAPE
votre miséricorde? et ceux-là qui ont mis la main sur un évêque du Seigneur ne sont-ils pas plus coupables 1?»
À ces plaintes, voici ce que le pape répondit: Célestin, évéque, serviteur des serviteurs de Dieu, à son frère chéri Philippe, évêque de Beauvais, salut : « Tu me dis qu'il t'est mal advenu ; je n’en suis pas étonné. Tu as quitté le gouvernement pacifique des brebis pour le champ de la guerre, la mitre pour le casque, le bâton pastoral pour la lance, la chasuble pour la cuirasse, l'anneau pour le glaive. Tu réponds que c’est pour repousser la force; tu te trompes, car nous pourrions dire de la France: « Malheureuse terre, ton roi est un insensé! » Il s'était obligé, avec Richard, de respecter ses domaines ; et voilà qu'il se saisit de ses terres, et que ses hommes d'armes envahissent ses provinces. Tu as cherché; eh bien! tu as trouvé; tu as frappé, tu as été frappé à ton tour : cependant je vais écrire à Richard pour demander ta délivrance. »
En effet, le pape écrivit à Richard qui, en
: Roger de Hoveden, Annal. Angl., ad. ann. 1197.