HOMAN DE LA EOSE
znencé par Guillanme de Loris et acberë par Jehan de Meong ' , le» chaDtenrs se proposeut un plan mystique et amoureux ; il s'a^t de ta conquête d'un bouton de rose dans lequel les trouTères nialios Toyaient la fleur d'amour , mais qui n'inspirait pas deux siècles après les mêmes idées ; « on y apercerait l'état de sapience; secûDdement, on pouvait aussi entendre par la rose l'état de grâce ; tierceraent , ia Vierge-Marie pour ses bontés , douceurs et perfections ' ; > c'est une allégorie qui se continue pendantcent chapitres et qui ne contient pas moins de vingt-deux mille vers. Guillauxne de Loris rêve qu'il est transporté dans une vaste prairie émalllée de fleurs , et il voit un beau jardin entouré de murailles sur lesquelles est écrit en lettres d'or et d*azur le nom de tous les vices et de tous les fléaux parmi lesquels l'auteur ne manque pas de placer la papdardise ( le clergé). L'oiâvetë lui ouvre
1 Jean de Heuog a vtcu à la fia du i3° aiècle, Gme de Loris ven le milieu; c'eat donc par erreur qu'on a dit que le coiubii tic la Rose appartenait an i4' riècle. Oaapiù la copie en proae faite i cette époque pour l'origioal cd Ters. (Voy. préface de H. Hcoa, i t'éditioadei8i4.)
a Cléoieiit Hacot , préface du roman de U Roae.
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la porte , la courtoisie l'inTÏte à prendre part sux \eu% , et l'amour ordonne à doux regards de laDcer dnq flèchea à l'imprudent bachelier au raement où il voulait cueillir la rose d'an riche arbrisseau couvert de fleurs ; ]c bachelier blesse iut obligé de se rendre aux lois 4'aniour; puis commeucent les ioatructions que donne Cupidon pour faire un gentil et bel cavalier, et une multitude d'allégories qui se ressentent des distinctions subtiles des unirersitcs; ce roman qui attira maintes persécutions k set auteurs , qui fut proscrit , tour à tour et exalté, se fait particuliàrement remarquer par la hardiesse de ses pensées contre les clercs, les rois et l'église , et j'oserais presque dire contrel'état social.
Voulant remonter k l'origine des sociétés , le . piquant romancier s'écrie : « Les hommes se rassemblèrent et ils tous élurent pour cheFuu vilain grand et osseux ' qu'ils firent leur prince et leur seigneur; celui-ci jura qu'il défendrait leur terre , et pour cela chacun lui livra du
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