COMPAGNIES DE LOMBARDS
étoffes de Conslalitinopie ; et maints barotià aliénaient leurs fiefs afin de se revêtir dans les cours plénières du camelot uermeil et de là sole pourperine. Les marchands des villes ne pouvaient abandonner leurs habitudes casanières , voyager dans les lointains pays , pour se procurer ce dont les nobles châtelains avaient besoin. D'autres compagnies se for* mètéût avec cette seule destination. Elles se composaient de Lombards italiens, quelquefois de Catalans et de Juifs; elles s'établissaient dans certaines villes , recevaient , par des espèces de caravanes, les produits des deuit mondes et les revendaient avec de grands bénéfices* Souvent ces compagnies se livraient en même temps à l'usure , prêtaient aui chevaliers, clercs ou honitnes d'armes, sur des gages valables et à un taux d'intérêt qui leur représentait le capital chaique année '.
La nécessité de ces associations marchandes, potir servir les nouveaux goûts du luxe , leur avait fait accorder de nombreux privilèges po«r le fait de» marchandi$e$, et parmi ces privilèges,
r 1 Ducange, vo ««rïYi.MurtttDri, dissertât. i6. L'intérêt auquel ces compagnies prêtaient s*élevait à dix pour cent par mois.