‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 3)Chapitre 114 sur 124 · FRANCHISES DES LOMBARDS. SS-J · texte numérisé non relu

FRANCHISES DES LOMBARDS. SS-J

le plus important était celui des sauf-conduits à trayers les chemins féodaux et l'affranchissement des péages'. Au milieu des désordres des X* et XI* siècles , le pauvre marchand isolé ne pouvait parcourir aucune terre , sans être aussitôt exposé à toutes les violences des seigneui^ dont il visitait les domaines : lorsqu'il n'était pas attendu et piUé sur la route par quelque farouche baron , comme les sires de Montmorency et de Puiset, on Tobligeait , pour ainsi dire , de clocher à clocher , à des redevances. Sa charrette passait-elle un pont ou un bac? entrait- elle dans un village dépendant d'une seigneurie? on la souhiettait à des droits en nature ou en argent * . Les compagnies des Lombards, Juifs, Catalans , fiirent exemptées de ces servitudes onéreuses. Des chartes , des ordonnances les affranchirent de tous droits qui ne seraient pas stipulés dans

1 Gollect. des ordonnanceâ du Loavre, U.i, 2 et 3. Gesiordoafiaoces sont un peu postérieures aa siècle dont nous écrivons l'histoire.

» Ducangef yo PeiiUigium, pontatieum , Teioneum, Jkfercatum, Stailagium. Ghariemagne s'était efforcé d'abolir ces mauvaises «outuDAes : IJaluxe, Gap. p. 621,

Page 1