‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 3)Chapitre 117 sur 124 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Je touche au terme de mon travail. Mon dessein a été de &ire connaître et de résumer, pour ainsi dire , en un seul règne toute cette merveilleuse société du moyen âge , dont les moeurs, les lois, les opinions, ne nous ont été dédites que d'une manière imparfaite.

Le caractère de Philippe-Auguste s'est fondu dans ce grand tableau. J'ai pris ce nom au mi- ' lieu des princes de la race royale , parce que son r^ne se lie aux deux siècles qui sont le plus vivement empreints de l'esprit de cette époque poétique. On ne «'est pas assez arrêté sur la grande influence que le SIX* et le XIII* siècles ont eue sur la réforme générale du XV' ; j'ai cherché & la faire ressortir en exposant les

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faits, les opinions , la marche de la liberté rabonnelle, la décadencede l'Église, le» résistances qui , de toute part , éclataient contre la sonTeraiueté absolue des clercs. Des résultats importaus m'ont paru ressortir de l'ensemble des événemens nombreux qui se pressent dans cette période ; j'y ai vu uii grand mouvement de l'esprit humain se débarrassant des doctrities d'autorité ; la puissance papale faisant un dernier effort, mais épuisée, maie travaillée par mille germes de mort ; la royauté ou l'unité du gouvernement cherchant à s'établir stu* des bases fixes et régulières, un nouvel élément de liberté pénétrant dans la société d'une manière forte et persévéraote par l'association delà classe bourgeoise, enfin im notable progrès dans les voies de l'indépendance et de la raison générale par ce besoin exprimé d'une réforme dans le système religieux et la hiérarchie ecclésiastique.

Avant d'arriver à l'exposition de ces résultats , j'ai dû donner les faits dans leurs plus petits détails, car je n'ai jamais compris la possibilité de juger un siècle, sans entrer, tout d'abord, dans le» plus intimes secrets de la vie publique et privée. La chronique con-

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