CARACTÈRE DE JEAN
tère ; nousTOuloQS seulement expliquer, par des causes générales, des événemens qui ne résultèrent pas de quelques &its pj^vés , mais qui eurent un piincipe plus large. Jean avait toutes les violences du despotisme, mais c'était l'espnt de son siècle ! On raconte qu'ayant besoin d'argent, il manda un juif de Bristol, pour lui fournir comme rachat dix mille marcs. Le fils d'Israël ayant refusé , sous prétexte qu'il ne les avait pas , Jean dit à un de ses fidèles : « Arrachez une dent, chaque matin, à ce mécréant, n Le malheureux s'obstina ; on lui en arracha jusqu'à neuf. La douleur fiit si vive, qu'enfin il sollicita un répit, et donna caution pour le paiement'.
C'était surtout son ardent amour pour les femmes, qui signalait son origine méridionale. On ne pouvait compter le nombre de ses con* cubines; pas un château qui ne connût ses adultèi'e8,et, en mourant, il laissa dix enfans naturels. Isabelle , sa fenmie , imitait son exemple , et le roi fit pendre ses amans aux colonnes de son lit , selon sa vengeance habituelle.
DÉCADENCE DES FRANÇAIS EN ANGLETERRE. j5
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