MARCHE DES ^FRANÇAIS
gnaient rien , ni les églises , ni les cimetières *. Comme l'abbé de Saint- Alban avait &it un dernier traité de rançon , les Français se contentèrent de bien se repaître et se nourrir dans les cellules du monastère*. Us mangèrent toutes les provinons que les bons pères avaient réservées depuis longues années.
Le comte* du Perche et Louis s'avancèrent ensuite sur la petite ville de Dunestaple. L'église fut complètement dévastée » et les moines dépouillés jusques à leur chemise. Les gens dé France dérobèrent même une croix d'argent ', où était une relique vénérée , ( un morceau de la vraie croix ; ) plus tard les chroniqueurs racontèrent que le chevalier pillard qui avait porté la main sur ce signe révéré fut sain par le démon, et qu'il eut force grincemens de dents ; mais , ce qu'il y a de positif, c'est que le mécréant vendit la croix à des juifs , qui la convertirent en bonne monnaie.
1 m Raptoarii yerô et praedoaes neqaissimi de regno Francorum ▼illas in gyram perlustrantes ecclesiis Qt cimeteriis non parce bant. • Jbid*
a« Omni génère cibariorum at pocalornm » • etc. Ibid.
5« Grucein quaindam ar^enteam etdeauratam, io quâ portio quaed.im domiuicae crocM continèbatur , tolleri:) . »/6«/.