‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 3)Chapitre 58 sur 124 · RICHARD COEUR DR-LION · texte numérisé non relu

RICHARD COEUR DR-LION

oa ne peut oublier les mauTais traitement qae Philippe fit éprouver à ta femme In '-^ gerburge ; cette conduite, domesticpie étaiji peu digne d'un aowrerain. Des .hlstoiieiiis ont vantée à cette occasion ^ ses résiatandetr'à la coor de Rome. La arconttance était au moin« mal dioisict et encore cette rémtabcë, pour une cause injuste , . fut plus bi>itta|e que forte et persévéïante.

Le caractère de Richard €qeufr<L.dé*Lipn«' qui parait sur la même scène, :et eonxme en' opposition à celui/de Philippe, nous sentie' plas grandiose ., et re^r dans ies plus nôbicâ proportions de l'honneur et de là eheTaleme< ' J'ainie à suiTré dans son pèJieTinàjge 4 là Tekte- Sainte ce caractère 'fôiigueu^, ^oet 'impétueux ciourage , ce €k)enr'-de-^Lion dotit leaonvenir s'est perpétue en Orient domme une . .^nde tradition ; ^land le chev^il d'un Sarrasin hésitait, il étak passé en pt^OT^erbe de du^e : c Est-<e que tu crarns lé i^ Ridbasd ^? 9 Avec ces qualités brilUntié» èe la

1 Le sire de Joinville retrouva cette traditien loi:^ idk la orpi^ade de Saipt-LoQÛ en Egypte t^« Cuides-tq , disaient les.^^faMO»^ qufy soit le roy Richard F »

184 BIGHARD ET ÉLÉONORB.

cheTalerie, Bicdardenexagéràit toutlesdéfouto; il avait surtoat cette insennbîlité que dontie l'habitude des batailles, cette teinte' farouche qu'imprime Tamour du catuage ; sou gouvernement fiit. tyraunique et supei^be; rien ne pouvait résister à cette volontë de fer qui se manifestait par des "violences. Quelque chose dominait cependant ses fureurs , c'était Tavidité. Toujours dévoré par un insatiable besoin^ d'argent , il se permettait toute espèce d'exac* tion sur les feudataires; rien n*était respecté, ni les terres des barons , ni les biens des églises, ni les immunités des villes. La plupart des forêts furent réunies sous son règne au domaine, contre le droit et les chartes'. La reine Éléonore , sa mère , adoudt un peu ses rigueurs. Ce fut une femme d'un caractère élevé , chez qui l'amour excessif des plaisirs n'absorbait pas les grands devoirs dferla suzeraineté. Ses vassaux luidurentd'excdlentescoutùmes. Là Guyenne, les honunes d'Oleron, se souvinrent long-témps de ses bons privilèges % et les navigateurs invo-

1 Voyes ce qui a été dit sur la grande charte anglaise apxchap. 99, 3o et 3i de cette histoire.

9 De DombreaseB concewions furent faites aux hommes d'Olevon . Bymer » t* 1 •

' AIGHABJD ET LE ROI JEAN. l85

quèrent ses lois de la mer, un des plâs anciens inonninens de la jurisprudence nautique '.

Richard était brusquement loyal , ami des^ plaisirs et surtout des troubadours. Né dans le Poitou , d'une race essentiellement nation D^e en ces provinces , il avait pris le goût des vers inhérent aux familles méridionales.

Le roi aimait les sirrentes, les chansons d'amour, il en faisait lui-même qu'il se plaisait k lire et à répéter. C'est souvent dan^ Cette langue poétique qu'il eiLcite ses vassaux aux batailles v qu'il se plaint de leurs trahisons ou de leur in-* différence. De la tour où il est captif, il adresse de tristes chants, à sa dame, et des reproches à ses baronsï C'est un de ses amis de science gaie,' un de ses joyeux compagnons qui le cherche eh toute terre. C'est par une cançon que Blond^l reconnaît son suzei*ain ; aussi le nom de Richard brille-t-il sur le catalogue des troubadours, comme dans la race royale d'Angleterre.

Quel contraste que le caractère de Jean! Il ne possède aucune des vertus de cette époque ; ni le noble courage du champ de baïaîUe , ni

I Les lois d'Oleron ont été pour la navigation de l'Océan méridional ce que le amtuiaJt dé ta mer a été pour la Méditerranée.

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