‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 3)Chapitre 59 sur 124 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

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Caractère général des XIP et XlllVmècIes. — Lutte entre les forces matérielles etla force morale, de^alM la conquête. — Organisation de l'Église. — Hiérarchie féodale*— Marche de l'un et l'autre système. — Dénombrement des forces de i^Église. — Propriété territoriale. — Lumières des clercs. — SuperslltioDs des peup1e8.--TrioiDpbe complet de l'Église.— RéTolution dan» sa hiérarchie. — Puissance du pape. — Interdit, excommunication , déposition des rois et des évêques. — Levées d'argent. — Groitiades.

Je me suis attaché , jusqu'à prêtent, à peindre les éTénemens du règne de Philippe-Auguste, et les grandes scènes féodales qui nous révèlent Tesprit de cette époque. Une tâché plus importantereste àrempiir. Au milieu detces&ifs épars» quelle a été la marche de la cmlrsatibn ' Y a-t-il eu, dans cette période,^ quelques-uns de ces . phénomènes moraux ^ de tccs- rétoilti-

CABACTÈBE DES Xli* ET TLlXi" SIÈCLES. l8^

lions, dont les couséquenoes aient agi sur les progrès de la sociélé, snr Fordre intellectuel des idéev^ur les formes du gouyernement et le caractère gépéral des faits? Dans notre âge tout layestigateur, ce grand c6lé de l'histoire doit TÎTement fixer l'attention • t

Le règne de Philippe Augustç touchée deux Siècles , le douzième et le treizième , dont rinfiueqce a été immense sur la ayiUsalion; rien ne s*y est . accompli , mais tout s*y est commencé. Nous resserrons trop souvent Fëpoque d'une rëvolution dans les temps où elle apparaît par des signes visibles et des résultais acUeyës; mais ces résultats sont préparés de longue main quand ils éclatent.

La société uc se modifie pas en un jour; quel« quesidées jetées d'abord se fortifient par le cours des âgc^,. et deviennent, pour une antre époque, le principe des événeinens qui la dominent. Ainsi la grande réforme religieuse et politique des quinzième et seizième siècles a commencé à s'essayer aux douzième et treizième. Les élémens en étaient encore confus et désordonnés^ les forces, anciennes en possession de la société absorbaient sans doute les

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