‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 3)Chapitre 61 sur 124 · L ÉGLISE ET LÀ FÉODALITÉ. IQI · texte numérisé non relu

L ÉGLISE ET LÀ FÉODALITÉ. IQI

giens 3ont toutes remplies de querelles et des envahissemens respectifs des guerriers, sur les clercs, et des clercs sur les guerriers'; les uns agissaient par la saisie yiolente des terres ou des richesse des cathédrales et des monastères; les autres se vengeaient par des interdits et des excommunications» Cependant au X* siècle , le triomphe de l'Ëglise était presque complet. Après la terreur vive , mais passagère, occasionnée par les pilleries des Normands, cette grande institution s'était raffermie dans sa hiérarchie régulière ; elle conservait des formes consacrées , un code écrit, des maximes invariables; elle poursuivait avec ordre et constance un but déterminé. La. féodalité guerrière, au contraire, n'était qu'un amas confus de forces morcelées ; il q'j avait aucune possibilité de pouvoir pour ujol gouvernement sans pensée commune, résistant et obéissant tour-à-tour. Violent dans ses invasions, mais incertain dans ses desseins, il

1 FlmieQn enTahÎMeineDs des richesses et des terres da clergé eurent lien sons la première race par les guerriers Francs. La pins remarquable usurpation est celle des compagnons de Charles- Martel ; mus tontes furent passagères ; l'église reprit bientôt ses propiiété»et son influence. V. Montesquieu, Esprit det Lois, 1. 3oet 3a.

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