CHAPITRE XXXIV
Décadence de la poissahice de rÉglûe et des papes. — Progrès des études profanes. — Liberté de l'esprit. — Conséquences. — Hétéaàes rationnelles. — - Mysticisme. — Âbailard. — Gilbert de la Porrée. — Influence desuniTersités sur les doctrines de PÉgUse. — Science du droit. ^- Naissance des juridictions civiles opposées à la hiérarchie eoclésiastiqne. ~- Résistance organisée contre rÉglise. — Querelles des bourgeois et des évéques. — Des roU contre les papes. — Mauvaises mœurs du clergé. — Premières idées d'une réforme. — Prévoyance des papes. — Ordre des prê^ ebeun, — Inquisition. — Bésnltato.
A la fin du XI* siècle « l'Église , personnifiée dans ses pontifes suprêmes, était parvenue à son plus haut période d'énergie et de splendeur.
Cependant des causes lointaines de ruine existaient dans cette grande institution. Il arrive quelquefois qu'une autorité se montre encore avec toutes les apparences ^ la force ; elle a^^t , se meut comme auparavant; mais elle enferme dans son sein des
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germes de moit qui se développent a¥ec le temps ; telle était l'Église à la fin du XI* siècle. Ses pontifes commandaient encore en maîtres; SCS foudres éclataient avec le même fracas; mais une série de faits contemporains, les progrès de certaiues institutions riyaleft , devaient amener «a décadence , lente peut-être , mais inévitable. .
Le principe de l'Église était l'autorité ; toute sa science se renfermait dans Tétude des livres saints et dans les interprétations presque officielles des conciles et des pontifes ; le champ de l'intelligence était ainsi fort restreint. Les chrétiens devaient foi aux commandemens des catholiques comme le serf à son juaître , comme l'homme lige à son seigneur, et ceci, sans examen de motifs , san« apprécier les résultats de sou obéissance.
Dans la période du XI* au XiP siècle , les études de l'esprit s'agrandirent; les manuscrits s'étaient multipliés dans les bibliothèques des cathédrales et des monastères ; ils ne contenaient pas seulement 2es traditions ^ de l'Eglise, les livres pieux dont ^tude était un devoir pour les pr^rea et les moines, mais