CORPORATIONS BOURGEOISES
Fons. CcpeDdant un large principe fet pro« clamé par la grande charte. Les immunités des villes se trouvaient comprises dans les droits reconnus ann vassaux par le roi Jean ^ et les communes étaient appelées au parlement pour le vote des aides et subsides '.
Au total jamais système de libertés locales ne fut plus large et plus complet que celui des communes du moyen âge. Elections des magistrats, police municipale, levée de deniers et de milice^ franchise individuelle;, droit des citoyens de n'être jamais distraits de leur juge naturel, tout ce qui peut en un mpt constituer la plus haute indépendance politique.
Au sein de ces cités elles-mêmes , tout était encore corporation et aggrégation. libre. Chaque métier , chaque industrie avait un ensemble de lois qui lui était propre , des chartes d/j privilèges « sa magistrature. Les gantiers, faiseurs de hauberts , les bouchers , pécheurs à la ligne el toutes les autres professions , se glorifiaient de leurs bannières, de leur garde, de leur
1 Voyez lliistoirc coDstitutionnellc de l'Angleterre, par M. HallâQ)-, oavrage fait avec une connaissance parfaite des l<>is et dès doùtuilics anglaises. Comparez avec l'Europe an moyen âge du même auteur, chap. 8.