ASTRONOMIE
yèrent de TOrient. Les Arabes flirent nos maîtres , et unirent leurs contemplations du désert aux observations rationelles des Grecs. L'Almageste de Ptolomée leur servit de base dans toutes léa observations qu'ils firent sur le mouvement des astres'. Le premier livre latin, où la science de l'astronomie se trouve expliquée, est encore celui de Companus de Navarre. L'auteur a développé un traité complet de la sphère , et iine théorie des planètes. Il y adopte le système des anciens , avec les corrections des Arabes. Les travaux de l'empereur Frédéric II et dé Gérard de Sabionetta existent encore , mais les no* tions les plus exactes, les observations les plus judicieuses sont mêlées à des conjurations et à des prédictions astrologiques. Le plus remarquable monument de cette époque est celui qu'entreprit Alphonse X en Espagne. Ce prince confia à des Juifs et à des Arabes la confection des tables qui ont con«
1 J'ai emprunté ce court précis sur l'aptronomie du moyen-âge à l'Hist. de Tastronomie par Delambre, 1. 1, p. <2o8, et à l'excellent abrégé de Delaplace , p. 61 à ^5. Bailly est plus élégant , mais peut-être moins précis.
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aj6 SUPERSTITIONS ASTROLOGIQUES.
parle des sauts qu'on a tu ftiire au soleil ' r toute espèce d'éclipsé annonce un grand événement, une calamité au monde chrétien, la mort d'un pape ou d'un roi. Les chroniqueurs contaient avec naïveté que le soteil passait la nuit tantôt à éclairer le purgatoire, tantôt la mer; que la terre est soutenue par l'eau , l'eau par lés pierres, les piérides par les quatrte é^angélistes, et ceuî^-ci parle feu spirituel *. Une autre opinion était celle d'une période de 56 tnille anh, au bout de laquelle les astres accomplissent leur révolution , et commencent à ramener uée série de semblables phénomènes. Bacon n'était pas absolument étranger à ces puériles observations. Tout en rejetant les prédictioôs particulières, il voulait qu'on pût s'eïi tciÂr à celles qui avaient un caractère de généralité^ parce que lescorpsétaient a^ctéspardes cau^ extérieuresqui tenaient au système deFunivers. Plumeurs traités de la sphère et du calendrier nous restent encore dans une coirmogonie latine , composée au milieu du XIIP siècle,
1 Chroniq. ad ano. laïa.
a Livre provençal du castoiemeot (eDaeignenieat) de l'enfaDoe » cité par Lebœuf. État des sciences , p. 193.