‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 3)Chapitre 97 sur 124 · CHAPITRE XXXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIII

Éttldei lettrci. — Le! XII* et XIII* liëclu. — Ftûble* DO«ons ear les UiigueB anciennea et orientile*. — Le latin. — Le tcançaii, — La langue romane. — ProductiaD* littérairei. — BUttntt. — Poéne latine. — Épiire. — CbanladeB trtnbadoara.— Le) lirTeates. — Lea teaBom. — Lei baU^ea. — Les aubsdea. — Lei pastourellea.— PaÉûea dea (ronvères. — BoniaDa de cbevaleric. — Fabliaux. — CoaloiemeDa. — Beiliairea. — Biblca.

Cette génératioa des XII* et XIU* siècles, semblait être préoccupée des études acolasùqnes. Tout ce qui ne tenait pas à ces enseignemens sans portée , sortait des habitudes des docteurs études savaas. Cependatii il y eut deux littératurei dans le moyen âge : l'une retient encore les formes de Tëcole , c'est

3ia - ÉTUDES GRAMMATICALES.

toujours cette imitation servile des anciens, ce calque imparfait des modèles de la grande et basse latinité , de Virg^e , de Stace et de Claudien , lui empruntant non-seulement les idées, les images, les formes, mais les vers mêmes. L'autre, nationale, n'ad'ori^ne qoe dans les besoins, les habitudes et les inspirations du temps. Elle échange la langue latine pour l'idiome vulgaire. Ses essai* sont faibles encore , souvent monotones , mais ils sont français , ils offrent rempr£inte de nos mœurs, de notre caftctère , de l'époque enfin où ils se sont fait entendre.

Aux X1I° et XIII* siècles, les études grammaticales aTaien t fait peu de progrès ; on ignorait entièrement les rapports de la parole écrite avec la pensée, et l'iufluence qu'elles peuvent exercer sur la civilisation. Les langues orientales, et l'on comprenait alors le grec sous cette dénomination, commençaient à pénétrer dans l'Occident. Les croisades, l'établissement de l'empire franc à Gonstantinople, l'esprit de prosélytisme qui animait les prêtres chrétiens, et les entraînait dans de lointains climats , en favorisèrent l'intelligence , particulièrement

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