DROITS DES MOINES IT HBS CHAPITRES
Dans tout^ les é^ses calhëdradies qui ap- , parieraient eia. même temps à mi ot^ctee ré^ gulier, les moinies pt'étexidaieiit exercer les marnes droits que les cliapitres ; o'cst^à-dtre ^ pçoc^der à Télectioa ëpisoopale y ce qui fOfavait n'avoir que peu d'importauce , loorsqu'il «agissait d'un évècd^ saàs inflweBce êuv les afiàîres publiques ^ ^inais ce qui prenait un tch-ffrB;ad inténàt à mesiure qu'il y pliait d^tine haute dignité « sans ceâse en rapport anrèe^ la couronne. " ^
Les chapitres 0a e£S$t t eomme l'ëpîscopat , étaient souons à Tasitorité royfâe; il^récetnient des terres sous TWo^mage et des baronaîes, en fie&; le piiiiifiiBOuvenilea^anoines^babîtâieMla cour; ilsj4^ rattachaient au rôt; les moines au contraire* dépendaient entiteement de leur supérieur, lui-n»éniie obéissant pour toute diose à la cour de Bx>nie , sans aucun lien avec Tépisc^pat territoiriail. Aussi , àkwm toutes les discussions ^ur les droits et ^vilé^s , - les papes donnaient-ils la primatie au clergé monacal sans ua^onalité, obéissant par son chef à toutes lés volontés , à tous les caprices des pontifes.
l30 ÉLECTION ÉPISCOPALfi.
Toute» Les fois qu'il avait fallu élire un arcbeTéque de Cantorbéry, la question s'était ëkevée entre le chapitre et les moines^ Les suzerains avaient toujours fait cause commune avec lespprélatsvmaislesinoiDes h'en avaient pas moins soiUtttU énergiqaement leurs prétentiorrs.
'Lesrois avaient employé ruses, flatteries et violences; ceux-ci avaient fiersisté. Ijcs licences royales , pour échapper à cette prétention , avaient fixé le Jieu d'âection épiscôpale à des distances si éloignées,' que les monastères et les prieurés étaient réduits à désigner quelquesuns rde leurs irères, au lieu d^ prendre part en masse; et encore le choix qu'ils faisaient ét4|t constamment répoussé par m^li^cice du droit de veto attribué à l'autorité ilfjfàle. '•
L'archevèqiitfdeCantorbéry^Hctbert, venait d'expirer '; à peine le cerctieil était-il déposé dans le magnifique caveau delà cathédrale', que le»»oîneSt les plus jeunes sùrt out% s'assemblèrent clandestinement dans la nuit, et pla-
u i5 joillet iao5« ..*
9 Ântequam corpus ejus sepultuCËe tra(iei:flli}r« Paris , ad aniiani iao5.
5 Adolescentes cfuidam. Mathieu. ^Paris. ibid. et West. p. 267
ÉLECTION DU PRIEUR RÉGIKALD. l5l
cèrent Réginald, leur sous-prieur, sur le trône êpiscopal • Ils n'avaient point demandé pour se réunii' de licence royale ; ils avaient agi sans aucune partiôpatiou du chapitre, la nuit, à la dérobée. Leur pensée immédiate fut donc de solliciter Fappui de la puissante pontificale, plus attachés aux privilèges des moines, qu'à ceux det prélats, et par conséquent toujours portés à les favoriser. Réginald nouvellement élu, partit pom* Rome; rien n'avait été divulgué en dehors du monastère , sur cette élection : de manière que le nouvel élu put facilenient sortir des terres de la domination de Jean.
Les gardes de cinq ports ne lui dirent rient seulement ils remarquèrent qu'il emportait bon nombre de sterltngs, mais ils crurent que c'étaient les redevances habituelles'de Cantorbéry envers la cour de Rome.
Tandis que notre prieur s'acheminait vcts l'Italie , les prélats se réunissaient pour élire un archevêque; ils avaient reçu la licence et la recommandation royale; .Jean de Gray, évêque de Norwich', fiit désigné et choisi.
On envoya une députation auprès du pape