OHOIX FAIT PAR LE PAPE
pour solliciter le paUium et la coiifirmatlou du choix*. J^B de Graj était agréable aux barai%« et au roi '. Il était le cotifideut intime du monarque , un de« grand» )U8Ûci6i:A d'An- ^terre. Réf^nald, au contraire, éixt pur les moine$, déplaiaait aux nobles de râpe normande et angevine.
La question de préférence s^'s^ta devaat le pape : à quel choit de vàtt-oti s'ar|*êter? devaitaatk préférer 43elui fait par les moines, on celui qui venait d'élre accompli ^r le chaftitre? Les premiers invoquaient leurs privilèges sous la race saxonne, déclaraient qu'ils ne vou^ laient point reconnaître les abus introduits par les N6i'mànds , qu'ils avaient tou)cmrs eu le droit d'élire, et qu'il fallait les yjsabm^ tenir. Le chapitre 'invoquait la coutume donti«nuellement en usage depuis deux siècles* Le pape se prononça en faveur des motnés^ nûlice dévouée et obéssante; mais comme l'élection de Réginald avait été clîin4^tifi0 ^ en oppoAUion avec les formes c^anoteipiips^ il fit de sa propre autonté im choix pac'ticu-
1 Ipsumqoe 9otum ex omnibus angUae praelatis scGretorum suorum eâsc conscinm , Mnth. Paris, ad ami. 1106.
OPK>SlT10N DU ROI JEAN. l55
lier. Etienne de LaUgton , cattliiiËil , liomn^e «dairé ^ maie commensal du toint-siège , fut promu à rarchetêché de Cantorbéry . Le chapitre et les moines approutèreat cette ilomi« nation' pontificale par une élection siinulëe.
Le pape Innocent écrivit au roi Jean pour Tinviter à reconnaître le nouveau prélat. Ses lettres étaient dans des termes modérés; il ordonna en même temps à toutes les églises d'An^terre de saluer le cardinal Langton comme àrcheyéque de Cantorbéry et primat du royaume '. '
Jean, en apprenant cette élection, fut viyemient irrité, non-seulement contre le pape^ mais encore contre le chapitre de Cantor* béry. a Quoi ! dit - il aux prâats , VO]^s ayez reçu de l'argent du fisc pour dkr à Rome* en faisant la promesse expresse que' vous éliriez l'évéqué^ de Norwich , et vous choisissez ce Langton , mon ennemi personnel i allons, vous me la payerez» »
f^ disant ces paroles, il ordonne à Foulque deCantelou et Henri de Corthelle, deux de
i Epist. innocent, m. «pud. Matli. Pari^, nd ^nn. iao6. 2 Et pecuniam de fisco accipientis ad itineris expenias'^ Mathieu Par. 1207.
l34 VIOLENCES CONTRE LES CLERCS.
ses fidèles de race angevine , de prendre quel-^ ques-uns de ses hommes d^armes des plus farouches 9 avec commandement exprès de chasii^r d'A^^glcterre tous les moines de Cantorbéry , comme coupables du crime de lèsemajesté, et même de les punir de la peine capitale, s'ils résistaient '.
a Allons donc contre ces moines , dirent les hommes d'armes , » et exécutant avec une joie pleine d'ardeur les commandeméns de leur ^ seigneur 9 ils se prof^pitèrentdansle monastère, leur glaive nu * et les couteaux de miséricorde à la main!; et d'une voix forte ils dirent : « Allons, misérables, traîtres k la majesté royiede , sortez du royaume d'Angleterre, autrement nous mettrons le feu au monastère , et nous brûlerons les bâtimens, la cuisine, vous avec vos églises. »
A la suite de cette expédition^assez populaire parmi les barons de race poitevine , le roi Jean écrivit au pape qu'il avait mal à propos
1 Ut monachos Gantaarienses sicnt criminae lese-majestatis reos a regno angliae expellerent vel sentent! â capital, condemnai^ent. Ibid.
a Nudatis ensibus monasteriam ingressi. Ibid.
lyÈSISTAMB AU PAPE. i35
Tepouwé rëlection de l'évêque de Norwich, pour lui préférer un homme à peine connu en Angleterre , et constamment en rapport avec ses ennemis avoués , surtout avec le rpi de France ' ; il ne pouvait concevoir qu'il eût fait un tel choix pour un pays qui lui rapportait plus que tout autre en décimes et en bons sterlings * ; que s'il le fallait , il soutiendrait» jusqu'à la mort, l'élection del'évéoue de Norwich i l'archevêché de Cantorbéry. «Seigneur Pape, disait-il , en terminant , j'affirme que jamais Langton ne mettra le pied en Angleterre comme légat. »
Innocent répondit en termes doucereux à la lettre de Jean, Il chargeait les évêquas de Londres , d'Élj et de Worchester, de ^ire sentir au roi les peines auxquelles il s'exposait ei^ persistant dans son reins de reconnaître le nouvel archevêque de Cantorbéry. Ces trpis prélats se rendirent en effet à la cour du roi , et rejetant à ses genoux, ils le supplièrent de ne
'i Et ÎD regoo Francorum inter hostes snos pablicos Ibid,
a Quôd uberiores fructas perveniant de regoo suo aogUae quam de umnibns région ibus cîtra Âlpu constitutis. Jbid,
1»56 PITRBURS DIT ROI JEAIt.
paa [doDger rAûgleterre dans la douleur d^un. mterdit.
ce Laissez-moi donc en paix , répondit Jean ; je me moque de l'interdit, je jure bien par les dents de Dieu% que si quelqu'un est 'assez téméraire pour le garder dans mes terres , j'enverrai évêques , prélats ♦ se nourrir , s'il» le veulent , chez le pape ; et , quant à moi , je cdnBsquerm leurs fiefs , et je réponds que mes hommes d'armes m'approuveront, a Ah !
ah! dit-il alors à ses fidèles, si vous trouvez quelques Romains dans mes domaines , faitesleur couper le nez et arracher les yeux *, afin qu'on sache par tout le monde distinguer un dQrc de Rome ^ » Les hommes d'armes éclatèrent d'un gros rire sous la visière de leurs casquçs.
Les prélats n'ayant donc pu faire entendre au roi qu'il fallait se soumettre aux ordres du pape, se retirèrent, et, conformément à leur» instructions, ils prononcèrent sentence d'in-
1 Per dentés Dei. Ibid.
a Eratb ocalis narîbusqae praecisls. IbUL
3. Ut his iotérsigois à cœteiis possent oationibai dUoerni. Ibid,.
iNtBRDIT SUR L^ANGLBTERRE. iSy
ternit contre le royaume d'Angleterre. Le jour de la Passion de Jésus , qui tombait dans les calendes d'avril , les terres de Jean , en vertu de la sentence du pape , forent mises en interdit sans en accepter aucun privilège. Au même moment , cessèrent dans toutes les églises , dans les monastères, les cérémonies catholiques; les sacremens foréùt suspendus, excepta "fe baptême pour les enfans , et l'extrêine-onctton pour les mourans; les corps éiaient portés de la ville et des champs, et jetés comme des chiens dans des fosses creusées en terre , sans aucune des prières d'usage aux funérailles chrétiennes. Les évêques d'Ely, de Londres /de Worchester et de Bath , quittèrent immédiatement l' Angletare , comprenant à quels excès la colère du roi pouvait •e porter'.
Bien leur en prit , car à peine l'interdit étaitil lancé , que Jean manda les vicomtes et ses autres officiers de tous les points de son royaume, leur ordonnant d'en expulser par des menaces terribles prélats et clercs. En même temps, il envoya d'autres de ses fidèles; dans
Y Math. Paris, ad ann. iao6. West. p. a68.
l38 JEAN EXIGE DES OTAGES PB Sl&S BARONS.
les abbayes, prieurés, épis^^opats, poursej^isir de leurs manses et en percevoir les reveous '. Ainsi, tous les greniers, les celliers et les terres des moines 4 lurent réunis au fisc. Les offîders du roi exercèrent mille violences et personne ne rendit justices
Jean était bien sans scrupule, niAis il n'était pas sans crainte. Il avait peur que le pape ne l'excommuniât ^n nom personnel» et lie déliât ses sujets du serment de fidélité. Cda l'inquiétait beaucoup. U prit la résolution d'exiger des otages de tous le9 nobles de race normande et saxonne. Deshommesd'armeseurent oindre de se rendre chez tous les possesseurs de terre, et de, leur demander un enfisint à élever à labour du pritice. QuelqucMuis cbâreat^ d'autres refusèrent, et^'enfuirent en Ecosse \
Des monastères avaient violé la loi de l'in-terdit; une buUe sévère du pape l'imposa sous peine d'excommunication, même contre les abbés. A ce moment, venait d'être introdivie en Angleterre , malgré la surveiUance des gardiens des cinq ports, la sentence d'ex-
1 Uoîrersos redditus eccieinasticos confiscaii prœcepit. Ibid^
2 Math. Paris adanu. laoQ.
CRUAUTÉ GONTBB l'aBGHIDIAGREDE NORWIGH. I Sq
communication personnelle contre le roi Jean. Un petit nombre de clercs la lisait en silence et dans les lieux les plus secrets des églises. PersonAe n'osa la prononcer dans la chaire; tous étaient comme des chiens muets qui n'osent aboyer' ; voici même ce qui arriva. L'archidiacre de Norvnch parla tout haut à ses firàres de la sentence du pape et de la nécessité de l'exécuter contre Jean d'Angleterre. Le roi apprit cette conversation; or, il envoya Guillaume Talbot et quelquesuns de ses fidèles angevins auprès de l'archidiacre; ils se saisirept de lui, le mirent d'abord en prison, puis d'après un ordre exprès, ils l'enfermèrent dans un vêtement ou chape de plomb ; il y mourut de faim et sous le poids qui accablait son corps '•
S'il y avait des clercs assez hardis pour résister au roi , il y en avait d'autres très-com-
1 Canes muti non andentes latrare. Ibid.
2 Misit Willelmum Talebot militem cum.armatâ mana qui ipsom archidiaconum compreheDsum et yincalis asperriniis constrictam , sab carcerali costodîâ recluserant ; obi post dies paucos, regeprefato jubente, capâ inductus plumbeA, tàm victoaliom penarift, quàm ipnurcapae ponderositate compressiu migraTÎt ad Bominam. Ibid.
l40 MAXIMBS SUR l' AUTORITÉ ROYALE. '
plaisans pour exalter Tautorité royale , et la placer au-dessus de toutes les autres. Car en ce temps , maître Alexandre , théologien , monta daiis la chaire de la cathédrale de Londres el dit : tf Ce qui advient à ce royaume » provient des sujets et non du roi ; les rois sont la verge des fureurs de Die*!! ' ; ils sont institués afin de frapper les sujets qui doivent ployer comme les ceps de vigne ; ils ont mission de fouler les grands sous les pieds et de mettre les fers aux mains à tous les nobles. L'autorité de TÉglise est toute spirituelle. Le pape n'a rien à faire avec la puissance toute laïque des rois et des autres potentats *.» La prédication de telles doctrines plut singulièrement à Jean qui combla le prédicateur de bénéfices confisqués.
Le roi méprisait chaque jour davantage 1 interdit, et une victoire qu'il venait de remporter dans le pays de Galles enfilait son orgueil; fortifiait son espérance de dompter les clercs rebelles. Plusieurs fois on avait voulu le ramener aux lois de Téglise i^omaine, les légat^
1 Virgttm fnroris Dei.
a Ad papam non pertioere deregum sÎTe de quorum libet po* tcntum laïcâ possessione. Ibid.
LES ANGLAIS DÉLIÉS DU SBRMBNT S>B FÉAUTÉ. l4i
y avaient perdu leurs paroles; dès qu'il s'agissait de restituer de l'argent , Jean ne voulait plus rien entendre ; il repoussait toutei les propositions.
Ce fut alors que le pape lança toutes ses foudres* <( Il déchargea les sujets de tout 8enn<|0t de fëlMité, défendit sous peiœ d'ex^ eomxaunication aux barons 9 cbevatiers, c^<2s ou gens du m^nu * peuple , de se rapprocher du roi| de manger à sa table « de s'asseoir à ses côtés \ i> Une multitude de nobles de raoe normande m retirèrent delà cour à la suite de l'interdit ; quelques-uns restèrent cependant avec les Poitevins. On remarquait alors parmi les plus fidèles conseillers 1er comtes de Ssurisbury > d'Oxford et le grandjusticier d'Angleteire, Je chancelier^ la gnandforestier, le ptotonot^ôre, le garde des cinq ports et pr^ue généralement to)is les ohevallers de race poitevine , et quelque barotts normands qui ii'étaient aucunement efifkayés des foudres^ de Rome.
Jean était cependant inquiet de son avenir.
1 EpUt. Innocent 3, apud Math. Paris. Ond.
l42 CONJURATION GONTBE JEAN.
<c Je voudrais bien savoir mon sort, disait-il sans cesse. » Le comte de Sarisbury lui indiqua un vieil ermite grand devineur du temps futur.
De bon matin le roi anglais se rendit près de lui. «Oh-la! mon frère, lui dit-il, qujB doit produire mon étoile?})Sire Roi, tu n'auras plus ta libre couronne sur la tête aux fêtes de TAscension prochaine; si celan'est pas je melivreiitoi ; tu feras de mon corps ce que tu voudras, ce Soit fait ainsi que tu le dis, répliqua Jean; » et il ordonna à son grand jtisticier d'enfermer Fermite dsns une tour jusqu'au moment fixé pour terme à sa prédiction '.
Il avait quelque raison , le. pauvre ermite , car il se tramait alors dans le royaume un grand projet qui devait renverse!? le roi Jean et le privei* de cette souveraineté absolue qu'il exerçait si arbitrairement. Le roi avait soumis les possesseurs de fiefs salins ou normands à ses caprices; il leur avait pris leurs teiTes, leurs femmes ou leurs filles, de telle manière qu'il avait presqu'autant d'ennemis
que de barons , si ce n'est cependant parmi
1 Math. Paris ad ann. 1212.
PHILIPPE- AUGUSTE , KOI d'ANGLETBURE. §43
la race aDgeyine , et ses hommes d'armes ëtt^angers, qiii exécutaient ses ordres et profitaient de ses largesses; or, lorsqu'ils surent par la bulle du pape qu'ils étaient déliés du serment de fidélité, ils en fiirentbien aises et se hâtèrent d'CTivoyer à Philippe- Auguste, roi de France, une charte revêtue du scel d'un grand nombre d'entre euic, dans laquelle ils lui annonçaient qu'il pouvait venir en toute sûreté en Angleterre , qu'il serait reçu par tous les possesseurs de terres et couronné très-prochainement.
En même temps le pape adressait une bulle spéciale au roi de France. L^ évéques de Can-* torbéry , de Londres et d'Ély lui ayant exposé les persécutions auxquelles l'Église d' Angletare avait été livrée, le poutife fiirieux déposa, en présence de ses cardinaux, le roi Jean, et afin qu'im prince plus noble et plus grand fiit appelé sur ce trône , il écrivit à Philippe- Auguste qu'il le' hil concédait en soceraineté; que tous les efforts qu'il pourrait faire pom* s'assurer cette conquête , seraient comptés en rémission de ses péchés; qu'enfin, il pourrjiit transmettre à ses, descendans Içs terres
l44 P^IBLIGATION d'une CROISADB CONTRE JBAK.
que la tolonté pontificale venait de luiasturer ' • D'autres lettres furent aussi adressées aux grands et no^bles hommes du royaume de France et des Étatt de la chrétienté ^ pour seconder le roi Philippe dans l'expédition qu'il smait entreprendre. Comcne ce {^inoe allait venger la cause de FÉg^•e , le pontife conservait à tous ceux qui prendraient les armes avec lui , tous lei privilèges des croî-^ iés^ alors singuli^ement prodigués^ car nous les voyons concédés pour toutes les ^ipédîtions où se mêlent quelqu^es intérêts catfaoii^ ques. Quiconque combattrait sons les étenda|idis du roi, devait avoir les mêmes droits spirituels et temporels que les pèlerins qui vi* sitaient le tombeau de Jésus**Ghrist \
Ces buUes furent promulguées en FranjOé, dans les premiers jours de Vannée laiS; dles
1 C'est Mathieu Paris, qui rapporte ce fait. L'abbé de Camp» \e met en doute ; il se fonde sur ce que le pape ne pouvait pas dispoter d'un «oyaume ; c'est te grand défaiit àes énidîtt du dernier siècle de discuter les questions politiques ou reUgiecwes du XIII" siècle, avec les idées de la jurisprudence ou du droit canon du règne de Lonis XIV. Tout était faits alors , rien n^était droit , commis i*^ judiotevsemeBt remarqué M. Guisfît.
a Epist. d'Innocent, \Sx^ Matb. Paris. i^W.
PARLBKBKT D6 SOI6SON8. \^S
remplissaient les désirs du roi Philippe, car il «e rappelait la cotiquête de l'Angleterre par Guillaume 5 et les prospérités de la race normande dans ce pays si riche en bons sterlings. Ce Q était plus qud(}nes provinces à réunir au domaine , mais iin royaume tout entier à ajouter à sa belle courodne de France. Quelle^ifférence entre les commencemensdeson règne, et cette époque brillante! entre êes premières batailles contre la Ugue des barons ses Taèistm iiiimédiate'dans le Vermandois et la Normandie , aux portes de Paris ménàe, et cette grande expédition qui devait plan,ter le gon- ^lon royal sur les hantes tours de Londres !
A< la récepttèn dés bulles du pape , le roî rëfmît un parlement à Soissons. La croisade conti^e' les Albigeois avait entratné quel^BCS barons dans* les provinces du midi, mais un nombre suffisant restait enco«» pour délibérer sur l'objet important de l'expédition d^Ang^eteiTe*.
a Jean , comme vous le savez, dit Bhilippe, a été frappé par la verge catholique ; j'ai résolu dans mon esprit d'envahir l'Angleterre,
1 Rigord. Vie 6» Philippe- Aoguite , ad ann. i9ia. f. m. 10
l46 PARLBMBNT DE 801SS0NS«
afin qu'il reçoiye un juste châtiments' II faut rétablir les sacremens dans ce royaume qui en est privé depuis sept ans. Les Français ont pour mission de frapper les ennemis de rÉglise. Jusqu'à présent ce soin n'a point été négiligé, et vous n'avez jamais refusé votre secours pour de telles entreprises; puisjp compter sur vous ? »
, Alors, tous les nobles hommes présens au parlement, Louis fils du roi , Eudes duo de Bourgogne, le comte de Nevers, Guichardet de Beaujeu, Henri comte de Brabant, Pierre de Courtenay comte de Namur , Henri comte de Bar, Guy de Dampierre sire de fiourhon ^ le courte de Vendôme, Blanche comtesse de Troyes, Robert comte de Dreux, surnommé galê-bled; tous cesvaillans guerriers de France, répondirent par des acclamations : <c iXous irons eu AngleteiTC sous votre gonfanon royal. »
Lorsque cette expédition eut été dé&iitivement résolue, une ordonnance spéciale convoqua pour les batailles tous les comtes,
I Mens mea propooit ÀDglorimi inyadere regoum
Ut digne feriat pen» vindicta Johannem Aut ignominiâ regnum comitante r^lN»qaat.
( GoM-lc-IMon , chant m ).