LB SIRB I>E BOULOGNE ET LA COUR DES FA1R
une de celles qu'afTeotioniiait le tire de Boulogne, et avec son caractère, il n'était pas difficile de deviner ce qu'il adviendrait. Sans dure aacim motif , le comte fit raser le ché^ teau construit par l'évéque y qui n'était pas dliuTneaf à se laisser violenter s^ns se défoidre. A son tdur il fit détruire, par ses vassaux,* un château que le comte poiMédait dans la forêt de Haïmes. On en vint en jugement devant la cour des pairs, et le roi donna gain de CaUse à l'évéque. C'est alors que le comte de Boulogne fit fortifier toutes ses villes et bourgs comme s'il se fôt préparé à la guerre. Le roi Philippe dit à ses hommes : « Eh qu<H ! Renaud feiit mettre en défisnse ses châteaux ; je vais lui en demander la d(s£.jèEt il envahit aussitôt les terres du comte ! U assiégea et prit Mortain , £>ammartin , d'Aumale, Lillebone etDomfi*ont. a Rendezlui 9eè fie£i, lui dirent les barons. — Oh ! non sans doute ^ répondit Philippe, à moins que Renaud ne consente à comparaitré devant ses pairs. 9 Comme le comté soupçonnait qu'on
qnae eràt cognata ejusdem comitis. Hiat. en proae de Guillaume- Ic-Breton. Dm. Brial. bist. de France, t. itii , p. 86.
l88 LW FBANGS AUX PRISES AVEC LES AKGLAIS*
Youlait s'emparer de sa personne , et le jeter en cul de basse-fosse, il s'en alla en toute hâte auprès du roi d'Angleterre * et se trouvait alors avec la flotte du comte de Sarisbury débarquant dans la Flandre.
Les chevaliers détachés avec Pierre Mauclerc (Je mauvais clerc) j duc des Prêtons, étaient arrives à Dam, mais en petit nombre ; il8*n'avaieni osé se mesurer avec les hommes d'Angleterre.
On était resté en présence, sans vouloir ni d'uncôté , ni d'un autre , engager la bataille.
Le second jour , l'épaisse poussière qui s'élevait sur la route , annonça que le roi Philippe arrivait en toute hâte , avec sa pesante chevalerie. Lorsque les Anglais eurent aperçu ces hauts cimiers, ces forêts épaisses de lances, ils s'enfuirent à toute jamhe. A un signal donné , voilà que les chevaliers de France
1 Renaud fut l'âme de la confédératioD qui succomba dan» les champs de Bouvine ^ « Renaud (,dit la chronique de St.-Denis) passa *outre en Angleterre vers le roi Jehan qui grant signe d'à» mour lui fist et lui promit grant terre et dons au-delà de la mer afin qu'ils pussent avoir le roi de France desconfit, et li estait d'avis queli Français ne pourrait durer. Dm. Brial. t. xvii , p. 599. On trouve un acte d'hommage fait par le comte de Boulogne à Jean, roi d'Angleterre, Rymer, t. 1. p. 5o, a*» édit.