‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 4)Chapitre 7 sur 129 · MEPRIS CONTRE LE CLHRGÉ · texte numérisé non relu

MEPRIS CONTRE LE CLHRGÉ

de saint Bernard fut si peu satisfaisant que le zélé docteur ne put s'empêcher de déclarer que la Langue-doc et la Provence étaient toutes infectées, et qu'elles allaient dei?enir une terre maudite de Dieu et des Saints'.

Ainsi les populations d'une riche province tendaient à secouer par l'hérésie , sorte de protestation contre le système d'autorité , les lois générales de la société catholique. Les moeurs des habitans , leurs joyeuses satires contre le clergé, leur mépris hautement exprimé pour la cour de Rome, la liberté des opinions, tout cela était en opposition évidente avec les lois d'obéissance et d'ordre que l'église pontificale avait établies; cette église était dès -lors menacée dans son existence même. Il fallait éviter que l'indépendance de l'esprit ne s'agrandit, et ne donnât l'exemple d'une résistance générale aux volontés de la cour de Rome.

Il faut voir avec quel mépris étaient traités, dans la Langue-doc , les clercs et les évéques. Aucun chevalier , aucun homme de race noble n'aurait cherché à donner à son fils une éducation ecclésiastique ; lorsqu'on voulait insulter

1 ViU St.-Bernardi . 1. 5, chap. 6. .

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