‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 4)Chapitre 76 sur 129 · GUY DE THOUARS SB RETIRE · texte numérisé non relu

GUY DE THOUARS SB RETIRE

cette réponse, on se prépara à la bataille. Louis avait avec lui Clément, le maréchal, et Guillaume des Roches , tous deux vàillans , tous deux expérimentésdanslescombats, et Amauiy qui était seigneur de Sablé , Molifaemes , 'CandéetSaumur. Us amenaient quatre mille hommes d'armeé au prince Louis. On riait beaucoup, dans le eamp français, de la réponse arrogante de Jean , car connaissant sa lâcheté et sa couardise , on ne savait à quoi attribuer cet élan de valeur, chez lui qui, jusques-Ià, n'avait rien osé, si ce n'est la fuite.

Ekins l'armée du roi anglais , tous les barons n'avaient ni le même courage ni la même fidélité. Aimeii de Thouars, prenant la parole ^ lui dit : « Que &is - tu en voulant attendre les fils de Paris et des bords de la Seine? ils sont braves, hardis, pour moi je n'ai point envie de les provoquer en rase campagne. Que chacun défende ce qui lui appartient; je m'ein vais à Thouars , protéger mon beau château; ne persiste pas, du moins je te le conseille, à assiéger la Roche-aux-Moines; les Français peuvent te surprendre , et tu verras tout ce qu'ils osent, lorsqu'ils combattent en bataille.»

FUITB 0E JEAN, 239

En diiaDt c^» mots, le comte de Thoiiara «é^ loigpa '.

Le roi Je^ii av^it eqvoy^ quelquesai^f de ses fidèles pour découvrir et constater les forces de Louis; ils revinrent* dimipuaqt le nombre des ebevaliers et des^ homjiies d'armes; ils déclarèrent qu'on pouvait hardiment cwnbat(re^ Encouragé par ce rapport, Jean fit sonner Iqs trompettes pour rassemUer son barounage^ mais les Poitevins dirent tous qu'ils n'étaient pas préparés à jouter en plaine *.

Cependant attaqués par les Français ^iU ^ défendaient avec vaillance , quand le roi anglais , saisi d'une terreur panique , se jeta à la hâte dans une petife barque sur la Lojre.

Lorsque les hommes d'uu rang inférieur virent ainsi leur suzerain s'enfuir, ils quittèrent tous le combat , courant sur ses traces à travers la , campagne et tous cherchant à franchir la ri-

1 Aut cras aut hû^$ » quaw fortior ille sU armis,

Experiêre tuis , aut tu robustior illo.

1 Sed bàrones Pictaviae, regem seqvrîcoatemaenles, dizeraat se ad campestre praeHum non esse parato-:. Matth. Paris ad ann. iai49 ?• '^o*

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