‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 4)Chapitre 92 sur 129 · COMTE DE BOULOGNE ET LE VILAIN · texte numérisé non relu

COMTE DE BOULOGNE ET LE VILAIN

nelle , et qni combattait à pied , s'approcha du comte par - dessous le ventre de son cheval ; levant le petit treillis qui couvrait la téta de ranimai, il le blessa adroitement au cou; le comte fut renversé « de tellemanière qu'il eut la cuisse dessous le coq^s de la monture^. » JÇn ce moment survint Jean de Nivelle , qui suivait à la piste les victoires faciles, «car c'était un beau chevalier , mais^ couard, » Comme il voulait avoir des éloges dans cette journée , et demander son salaire, il s'approcha du sire de Boulogne, affaissé sous le poids de son noble compagnon des batailles. Un autre tout petit homme des communes tournait aussi autour de cette masse de fer, cherchant un défaut dans l'armure , pour y plonger son poignard de miséricorde. Il ne le put, mais les fils d'argent qui retiennent le casque sont faciles à couper; le voilà qui se met à J'oeuvre et bientôt les cheveux blonds du comte tombent épars sur ses épaules* « Maudit nain, lui dit Renaud, n'espère pas me toucher. » A' ces mots il feit voltiger d'une main son épée; le petit sergent se glisse à l'abri du cheval , lui porte un pre-

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