LE SIRE DE BOULOGNE ET L'ÉV. DE BEAUVAIS
comte.venait encore de succéder au sire de Dammartin son père, à ses domaimes et à ses serfs, de sorte qu'il était devenu l’un des plus opulens barons de la cour, ce qui avait ajouté à ses hautaines prétentions; 1l Jui survint alors un différent avec l'évêque de Beauvais, le
grand ferrailleur d’estoc et de taille, L’évêque
avait fait élever un château fort, garni de hautes tourelles qui menacçaient les fiefs de la comtesse de Clermont’; or, cette dame était
officio prebyster, qui pro maxima parte non solüm his sed et prœcedéntibus ejusdem regis operibus interfui el ea propriis oculis aspeæi. ( Guill.-le-Breton préface des hist. de France de Dm. Brial,t. xvrr, pag. 3). On affirmé que Guillaume le Bréton n’a point dé couleurs locales parce qu'il emploie souvent les formes et les mots de la poësie grecque ét latiné ; maïs cès images empruntées à Virgile, ces comparaisons faites avec les souvenirs d’Homère se ressentent vivement des impressions d’un témoin oculaire, et ne sont qué de légers placages à travers lesquels percènt toujours lés émotions contemporaines ; une foule de détails de mœurs chévalèresques ne se trouvent même qué dans ce poëte; je préfère souvent le faire parler lui-même que de défigurer ce témoignage tout vivant. Ses récits nous font connaître tantôt une tradition populaire , tantôt une opinion physique, tantôt une coutume , une loi, un fait important de fa vie militaire ou privée des barons , et l’on voudrait négliger de tels documens! à
1: Reginaldus comes Boloniæ diruit quandam fortericiam novam quam Philippus Belvacensis episc. erexerat in agro Belvacensi pro
eo quéd videbatur posse damna facere comitissimæ Clarimontis |