‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 148 sur 336 · LE SIRE DE BOULOGNE ET LA COUR DES PAIRS · texte numérisé non relu

LE SIRE DE BOULOGNE ET LA COUR DES PAIRS

une de celles qu'affectionnait le sire de Boulogne, et avec son caractère, il n’était pas difficile de deviner ce qu'il adviendrait. Sans dire aucun motif , le comte fit raser le ch4teau construit par l'évêque, qui n'était pas d'humeur à se laisser violenter sans se défendre. À son tour il fit détruire, par ses vassaux, un château que le comte possédait dans la forêt de Halmes. On en vint en jugement devant la cour des pairs, et le roi donna gain de cause à l’évêque. C’est alors que le comte de Boulogne fit fortifier toutes ses villes et bourgs comme sil se füt préparé à la guerre. Le roi Philippe dit à ses hommes : « Eh quoi! Renaud fait mettre en défense ses châteaux ; je vais lui en demander la clef, » Et il envahit aussitôt les terres du comte ! Il assiégea et prit Mortain ,; Dammartin , d’'Aumale, Lullebone et Domfront. « Rendezlui ses fiefs, lui dirent les barons. — Oh! non sans doute, répondit Philippe, à moins que Renaud ne consente à comparaître devant ses pairs. » Comme le comte soupconnait qu’on

quæ erat cognata ejusdem comitis, Hist. en prose de Guillaumele-Breton. Dm. Brial. hist. de France. t. xvit, p.86.

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