LES FRANCS AUX PRISES AVEC LES ANGLAIS
voulait s'emparer de sa personne, et le jeter en cul de basse-fosse, 1] s'en alla en toute hâte auprès du roi d'Angleterre’ et se trouvait alors avec la flotte du comte de Sarisbury débarquant dans la Flandre.
Les chevaliers détachés avec Pierre Mauclerc (lemauvuis clerc), duc des Bretons, étaient arrivés à Dam, mais en petit nombre ; 1ls n'avaient osé se mesurer avec les hommes d'Angleterre.
On était resté en présence, sans vouloir ni d’un côté, ni d’un autre, engager la bataille.
Le second jour, l’épaisse poussière qui s’élevait sur la route, annonca que le roi Philippe arrivait en toute hâte, avec sa pesante chevalerie. Lorsque les Anglais eurent apercu ces hauts cimiers, ces forêts épaisses de lances, ils s’enfuirent à toute jamhe. A un signal donné, voilà que les chevaliers de France
1 Renaud fut l’âme de la confédération qui succomba dans les champs de Bouvine, « Renaud ( dit la chronique de St.-Denis) passa outre en Angleterre vers le roi Jehan qui graut signe d’amour lui fist et lui promit grant terre .et dons au-delà de la mer afin qu'ils pussent avoir le roi de France desconft, et li estait d’avis que li Français ne pourrait durer. Dm. Brial. t. xvn1 , p. 399. On trouve un acte d'hommage fait par le comte de Boulogne à Jean, roi d'Angleterre: Pymer, t. 1. p. 50, 2° édit.