RÉVOLTÉ DE LILLE
largesses, nous appauvrissons nos domaines. » Or, les hommes de France ayant obtenu hicence de quitter le camp, s'en revinrent chacun chez eux, et il ne resta autour du roi que quelques sergens d’armes et routiers, troupes stipendiées pour garder les tours.
Pendant que les hommes de France et le roi lui-même retournaient dans leurs castels, les comtes de Flandre et de Boulogne recevaient des subsides deJean d’Angleterre.Les confédérés s'étaient réunis sur les terres de Guillequin, comte de Hollande, qui leur fournit un secours de cinq nulle soldats, chevaliers sans culture et forts de leur ignorance’. C’est à la tête de cette chevalerie que le comte de Flandre chercha à reconquérir ses états. La chose ne fut point difficile, les Flamands étaient dévoués à leur sire et détestaient l'occupation des Francais.
Lille, la première, donnalesignaldelarévolte. Le comte Fernand était à peine arrivé devant ses murs qu'elle arbora ses couleursmunicipales unies à celles de son droit seigneur. Les honimes d'arines de France qui gardaient la ville pour le
1 Immemores modè se victos, cum, classe relictà, | Littus in Hollandum levibus fugêre phaselis,
Et Guilliquinum comitem sibi consociärunt. Zbid.