‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 165 sur 336 · COURTENAY COMTE DE NAMUR · texte numérisé non relu

COURTENAY COMTE DE NAMUR

Toutes les dames de la cour, par l'impulsion de la vieille comtesse Mathilde ou Mahaut, excitaient les chevaliers à cette espèce de croisade politique ; les communes et les riches villes de Flandre , si maltraitées par Philippe et ses barons, poussaient avec ardeur à la guerre.

C'était un cri général contre le roi de France.

Le comte de Boulogne parcourait les seigueuries, profitait de toutes les haïnes; la plupart des princes et vassaux qui possédaient les terres littorales de Empire sur le Rhin prirent les armes, alléchés par ses promesses. On vit avec étonnement, dans cette coalition, Courtenay, comte de Namur, proche parent du roi, qui joignit ses gonfanons à ceux des confédérés. C'était par sa femme, Yolande, que Pierre de Courtenay possédait le comté de Namur, et c'est pour elle anssi qu'il allait marcher contre son suzerain *. «(Jwimporte, disait-il, puisque madame Yolande l'exige de ma foi.»

Lorsque la confédération contre Philippe fut arrêtée , on décida de seréunir pour déterrainer les mesures à prendre dans cette grande entreprise. |

1 Aut de vérifier les datesÿin-A®, L, 4; p: 206.

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