‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 202 sur 336 · PRIÈRE DU RO · texte numérisé non relu

PRIÈRE DU RO

Dieu coupera avec nos glaives les membres de ses ennemis ; ce sera lui qui frappera, et nous serons le marteau; 1l sera le chef de tout le combat et nous serons ses ministres; ;je ne doute pas que la victoire ne se déclare favorable, qu’il pe triomphe par nous, et que nous triomphions par lui de ses propres ennemis qui lui portent tant de haine. Othon est un impie qui ose menacer l'Église de la dépouiller de ses biens; nous, au contraire, nous sommes en communion avec le Saint-Père, et nous chérissons les clercs comme 1ls nous aiment d’une tendre affection. Que ce combat soit destiné à vaincre, non pour moi, mais pour vous et le royaume *. » | Cette prière dite à haute voix, fut entenidué et applaudie; puis, le roi s’arma hâtivement, monta à cheval avec autant de dextérité et de

1 Ce sont là les seules paroles, comme on le voit très-cléricales, que les chroniqueurs contemporains placent dans la bouche de Philippe-Auguste. Je n’ai rien trouvé sur la pompeuse cérémonie que quelques modérnes ont rapportée et qui a servi de sujet à un beau tableau de M. Horace Vernet. Elle n’était point dans les habitudes de l’époque : tous ces discours à la Louis XIV, tout ce grandiose à la Napoléon, sont étrangers aux mœurs du 15° siècle et au système de fidélité féodale.

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