‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 206 sur 336 · HARANGUE DU ROI · texte numérisé non relu

HARANGUE DU ROI

Derrière l’oriflamme de St.-Demis était ce qu'on appelait la bataille du roi, où se trouvait Philippe entouré d’une nombreuse chevalerie, Guillaume des Barres, Barthélemy de Roye, Gautier le jeune, Pierre de Mauvoisin , Étienne de Longchamp, Guillaume de Mortemart, Guillaume de Garlande; ils défendaient leur suzerain comme hommes liges, vieille tradition de la fidélité germanique.

Le roiparcourantles rangs pressés de sa chevalerie disait à haute voix : «Seigneurs barons, notre fiance doit être en Dieu; Othon et tous les siens sont excommuniés par notre saint père l’'apostole parce qu'ils sont ennemis des choses de sainte Église ; les déniers qui leur sont donnés ont étéacquis desrapines des clercs et des moustiers ( monastères :. Mais nous sommes fidèles et devons avoir la victoire :.

On répondit à cette harangue par de longues acclamations. ‘Tandis que l'évêque de Senlis continuait à ranger la chevalerie francaise en bataille, mettant toujours les plus hardis en avant, et ceux dont le cœur était moins haut en arrière, 1l leur répé-

1 Chroniq. de St.-Denis, thid , p. 407.

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