LE DUC DE BOURGOGNE
se souvienne de sa belle’; il fut renversé et forcé de rendre son épée.
Le duc de Bourgogne commencait l'attaque sur un autre point; il se-Jette, tête baissée, vers l’'épaisse troupe de Flamands, mais dans l'impuissance de le blesser, les bourgeois de Lille et de Tournay s'attachent à son cheval, le piquent du poignant de leurs javelots. « Ah!canaïlle, maudits serfs, dit le duc, vous allez voir. » Maistandis qu'il cherche à se faire jour, voilà que son fidèle coursier, affäibi par l'effusion de son sang, fléchit et se roule sur la terre ayec son maître; 1] était si gras ce pauvre duc qu'ilne put se relever. « À l’aide! à l’aide!» criait-1l; personne ne venait, lorsqu'un groupe de Bourguignons arriva tout à temps pour l’empêcher d’être foulé aux pieds des chevaux.
Comme ses fidèles lui disaient de passer derrière eux : «Il n’en sera rien, répondit-il, j'ai perdu mon dextrier chéri, mon honneur exige: que Je coure le venger *. »Le voilà donc qui se pré-
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Clamabat . Nunc quisque suc memor esto puellæ ! Ibid.
2 Immo, ait, amissi dum me vectoris in hostem
Dédecorisque mei memorem calor excitat iræ
Dedecori decus est vindictam reddere nostro.
Guillaume-le-Breton , chant xn
Pa.