‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 215 sur 336 · L'EMPEREUR OTHON · texte numérisé non relu

L'EMPEREUR OTHON

l’étendard de l’évêque de Beauvais. Ils n'étaient pas braves, mais ils s'étaient montés la tête avec du vin nouveau, et tous juraient de mourir avec leur comte et leur évêque. Quand le combat commenca sur ce point, la mêlée devint si épaisse qued’aile gauche se confondit avec le corps de bataille ; Othon, le puissant Othon promerait sa hache d'arme, et la laissait tomber de ses deux mains sur les casques et les cuissards'; 1l cherchait le roi Philippe, l’appelait de sa voix, et Philippe à son tour s’efforcait de l’atteindre dans le plus fort de la bataille; Guillaume de Longchamp le précède ; sa main armée d’une longue épée fait un terribleravage parmilesSaxons; maisun homme de la commune de Gand lui lance son bâton pointu commelefer d'unealêne; il traverse cette partiedela visièrequiest ouverte pour transmettrelalumière et faciliter la respiration? ; blessé à

1 Interea Rex Otho manu furibundus utrâque In Francos, dum cæca sinit fortuna, securim

Vibrat ; dumque istos sternit, dum vulnerat illos.

2 In cerebrum casu ferrum subulare recepit, ( Incertum cujus dextrà impingente), fenestras Per galeæ medias, quibus est ocularia nomen,

Per quas admittit ocularis popula lumen, etc.

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