‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 218 sur 336 · CORPS DE SERGENS A PIED · texte numérisé non relu

CORPS DE SERGENS A PIED

Jean, sire de Nivelle : « Jean-de-Nivelle, dit-il, entraîne-moi Sarisbury; tu diras qué c'est toi qui l'as frappé, car je fais ici une action illicite’; jai changé le bâton pastoral contre cette masse. » Eh disant ces‘mots, il va gaiment contre les Anglais, assomme de droite et de gauche*’, et contraint les plus vaillans à la fuite. Le sire de Boves lui-même tourne le dos : c’est un preux chevalier, mais un peu hableur. Il avait dit avant le combat, au comte de Boulogne : « Tu fuiras comme un lièvre timide, pour moi je demeurerai mort ou chargé de fer’; » et cependant c'est lui qui fuit , etle brave comte de Boulogne reste seul dans la plaine, «et d’un nouvel art usait en la bataille, car il avait fait un double parce de sergens à pied, bien armés , joints et serrés ensemble à la circuité et

à la manière d’une roue; dedans ce cercle il n°y

1 Accusaretur operam ne fortè sacerdos, Gessisse 11licitam. 974.7. 0

2 Guillaume-le-Breton dit des Anglais :

quos crapula donaque Bacchi ;«

etfe vol letel e1 ©

Dulciüs alliciunt quàm duri munia martis,

3 Tu fugies, aiens , lepus ut fugitivus ; ego autem

Aut interfectus aut passus vincla manebo.

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