ATTAQUE GÉNÉRALE
aguerris. Le comte de Foix commandait une troupe de Catalans, le roi d'Aragon était au milieu de la bataille, Raymond de Toulouse conduisait larrière-garde. Il y avait un peu de confusion dans les rangs; on poussait de toute part les cris d'armes, d'Aragon, Toulouse , Foix, Cominges , sans savoir précisément à quel seigneur on appartenait".
Le comte de Montfort défila sous les murailles de Muret, dans un ordre extrêmement serré. Il semblait vouloir éviter le combat, et préparer une retraite, lorsque tout à coup il se précipite la lance en arrêt contre l'avant-garde des Catalans, et la force de se replier sur le corps de chevaliers où s'était placéleroi Pierre d'Aragon. paraît qu'on avait fait une conjuration et serment parmi les Francais de se défaire de ce prince protecteur de lhérésie ; on croyait qu’une fois mort, la victoire serait facile. Partout où se trouvaient ses couleurs royales, les chevaliers de France s’élançcaient avec intré-
1 « Cridant Arago, les autras Tolosa, Foix, Cumenges, et san tenir ordre ne regla. » Chronigq , provençale. ibid.
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