‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 270 sur 336 · JUGEMENT DU CONCILE · texte numérisé non relu

JUGEMENT DU CONCILE

vous conjure par le jugement de Dieu et par l’obéissance que vous devez au siège romain de me donner, sans aucun respect humain, un fidèle conseil, suivant vos lumières, touchant celui à qui pour l’honneur de l'Église , pour la paix du pays, et pour le purger entièrement de l’hérésie, 1] convient de donner la ville de Toulouse que le comte Raymond a possédée, et tous les autres domaines que armée des croisés a conquis. »

Les évêquesrépondirent : « Seigneur légat, accordez-nous quelques instans pour délibérer; » puiss étanttournés versles abbés etlesclercs présens au concile pour prendre leurs avis, les prélats écrivirent, chacun sur un bulletin séparé : « Nous choïsissons Simon de Montfort comme prince et monarque de tout lepays. » Cette décision ainsi arrêtée en dehors de toutes les règles féodales, ils supplièrent le cardinal de donner l'investiture des domaines concédés au comte de Montfort, celui-ci répondit : « Mes pouvoirs ne vont pas jusque-là; adressez-vous au pape sur ce point, et je ne doute pas qu'il ne ratifie la sentence des évêques ”. » En effet, le

1 Pierre de Vaulx-Cernay, ibid.

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