A4 LE CHANTREDE L'ÉGLISE DE LYON
mauvaises œuvres concertées entre toi et Simond'.
Folquet rougit sur son siège à bras d’or.
Un des envoyés de Montfort (Guy son
frère ) se leva et dit : « Mais si vous rétablissezles
comtes provençaux dans leurs terres et si vous
en dépouillezlesfrancs, possesseurs actuels , per-
sonne ne voudra plus obéir aux ordresdu pape,
et ses promesses seront vaines, sa parole sans
cffet. » Ceci fut très- applaudi de Folquet et des prélats.
Alors, le chantre de l’église de Lyon, s’adressant au Saint-Père*: « Vous savez bien que le comte Raymond vous a toujours obéi en toute chose; 1l vous a remis les châteaux que vous avez demandés comme garantie; il a combattu contre son propre neveu le vicomte de Béziers. Vous ne pouvez vous dispenser de lui rendre ses domaines; et toi, Folquet, quand cesseras-tu d’attiser le feu partout? tu décries par tes folies la cour de Rome. Est:il juste que
1 « À fait destruire , pilhar et robar à Tolosa et plus de des millia personas a faicta mori de mala mort , » ibid. a Le chroniqueur provençal dit : « Que era ung des grands clercs ce tots le monde,»