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uon de l'église dans les questions féodales, et, par conséquent, la wiolation complète de la hiérarchie des fiefs. Ce sont, en effet, les conciles, les légats, qui décident de la possession des terres et des seigneuries ; ils se substituent, pour ainsi dire, à la cour féodale des barons, qui seule jusqu'alors avait prononcé les confis-
cations territoriales. Le concile de Latran fut,
donc une des plus grandes usurpations de VÉglise sur la suzerameté.
À côté de ces violences.des clercs, apparaît une résistance Organisée contre eux, un commencement d’émancipation intellectuelle.
Plus l'Église est hautaine, persécutrice, plus les nouveautés trouvent appui. La réforme prêchée par les albigeois devient une cause nationale. Les seigneurs territoriaux Jav»rotègent attendu qu'elle leur rend lindépendance et les relève d'une sujétion humiliante envers le pape. Les peuples de la Languedoc l’adoptent parce qu’elle se mêle à leurs besoins, qu'elle les délivre d’un clergé oppresseur, en Gpposition avec ses franchises locales et ses intérêts matériels, Ainsi les prétentions politiques des clercs, au lieu de préparer leur