RÉPONSE DU ROI SUR LES AIBIGEOIS
avec grand calme : «Seigneur Légat, bien avez fait de compter sur moi pour secourir sainte mère l'Eglise, mais j'ai à mes flancs deux grands et terribles lions : savoir, Othon d'Allemagne qui se dit empereur, et Jean d'Angleterre, lesquels de leur côté travaillent de toutes leurs forces à porter le trouble dans le royaume de France; ainsi d'aucune facon ne veux sorür, 1 lasser aller mon fils. Quant à mes barons, je leur octrote licence et permis d’allér contre les hérétiques et seconder sainte Eglise ‘. » |
Alors les barons s’écrièrent : « Bien düites, sire roi : allons châtier ces légers et vaniteux Provencaux * ; allons faire cesser ces complaintes pleines de licence et de propos contre l’apostole de Rome. »
Pour sexpliquer l'enthousiasme qui saisit toute la race des barons francs contre les Provençaux Âlbigeois, 11 faut se rappeler, que l'esprit religieux du temps était ici secondé par les différences caractéristiques qui distinguaient les deux populations, différences
1 Ibid.
2 Le pape se servait dans ses bulles de l’expression méchante, et perverse, racé de provençaux,