‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 85 sur 336 · SIÉGE DE TOULOUSE · texte numérisé non relu

SIÉGE DE TOULOUSE

chanoines de ma satire de quitter la ville avectous les vases consacrés! . Vous serez privés ainsi de tout office saint, et nous verrons Ces qu ’len résultera. : ». Les bourgeois se prirent à $ -rire- sous leur grande po” et se . ire disant : « Notre évêque s'en trouve: rait mieux de composer des chansons ‘pour madame Laure de Saint- Jullien. »

Le comte Raymond ftun appel: à ses vassaux.

Les: sires de Foix et de Commingés accoururent les premiers sous son gonfanon. Tous les boàrgeoisde Toulouse qui n'étaient pas de la con- {rérie blanche prirent les armes. On se réunit

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pour-disputer quelques châteaux aux Francais. Mais les Provencaux, n'étant point en nombre. uffisant, firent en toute hâte leur retraite sur. ; oulouse ; on les suivit, et les bannières de : Montfort se PHÉSETE EE hientôt devant les hautes murailles de la cité. +

* Cette premièreftentative des Francais contre

la rate du pays ne ‘réussit PORN Ray ” $ ' ” 5. à æ

+ 1. Pierre de Vaulx-Cernay, chape #45. Consultez aussi la lettre. qu écrivirent les;capitouls et Pagistrats de Toulouse au roi d’ ’Ara: gon.. Trésor des chartes du roi. — Albigeois nai. "Heéives de

Phist. du Languedoc, t. 3, pe 232. » 0

110 Sn A DES FRANCS.

mond avait avec lui une brave chevalerie et un. corps de bourgeois qui ne craignaient pas de se hasarder contre les lances de France. Plu-

sieurs fois le camp de Simon de Montfort fut

surpris par les Provencaux ; il faisait si chaud

que des maladies se mettaient dans l’armée

des Français habitués à des climats tempérés. ‘« Au milieu du jour où les nôtres n’étaiént bons: à rien, dit un chroniqueur , ils faisaient un somme, et souvent les maudits Provencaux les surprenaient à à cette méridienne:. »

Le comtede Bar venait d'arriver dans l’armée des pèlerins, mais il ne fit pas merveille ; on disait qu'il voulait s'approprier le comté deToulouse dont le revenu lui plaisait fort. Ceci entraîna des disputes et l’on n ‘accomplit rien d’utile dans ce siége ; les Francs se retirèrent mére asiez, vite; poursuivis par les bourgeois que prirent le peu de vivres qui restaient encore aux assiégeans. Le brave Hugues d’Alfär, sénéchal d’Agenois, le comte de Foix, à latête des’ gens du Béarn'et de la Gascogne, les a à sèrent pendant Fe lieues, tant la terreur, s était mise parmi eux *

1 Pierre de Vaulx-Cernay} chap:#y. . a.

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