‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 86 sur 336 · LES ROUTIERS DANS LA LANGUE-DOC, TII · texte numérisé non relu

LES ROUTIERS DANS LA LANGUE-DOC, TII

Les Français craignaient surtout, dans l’armée du comte de Toulouse, les routiers et cottereaux que‘les conciles appelaient larrons, parce qu'ils n'avaient pas de foi et qu'ils s’étaient presque partout réunis aux hérétiques. Ils se tenaient sur les grandes routes, et les pauvres pèlerins qui s’en revenaient de St.-Jacques de Compostelle, les abbés qui allaient d’un prieuré à l’autre , les évêques voyageurs étaient sûrs d'être dépouillés par ces troupes vagabondes dévouées aux Albigeois, unies à eux par les liens des sociétés secrètes et des doctrines religieuses. Le comte aimait passionnément ces courageux enfans de l’indépendance, ses plus utiles auxiliaires. Or voici ce qu'il advint. En se retirant de Toulouse, Montfort s'était emparé d’un petit château du nom d'Hauterive où 1l laissa des hommes d'armes. À peine l’avait-il quitté, que voilà qu adviennent les routiers qui s'emparent du castel et en chassent les chevaliers de Montfort; quant à ce comte, il détruisait les vignes, déracinait les arbres aux environs de Panuers et dans tout le comté de Foix.

1 Pierre de Vaulx-Cernay. Ibid.

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