NOUVEAUX CROISÉS DU NORD
succédaient sans interruption dans la Languedoc. Une nouvelle prédication de la croisade avait amené quelques centaines de nobles Francais, et encore une grande troupe de chevaliers allemands. Ils jetaient l’effroi dans toutes les terres qu'ils traversaient. Les choses changèrent encore une fois de face; les Provençaux furent vaincus et humiliés; les peuples de la campagne quittaient leurs habitations pour se réfugier à Toulouse et à Montauban. Les châtellenies , les villes du comté, se rendaient successivement au comte de Montfort et à ses Francais. On fuyait cette armée qui promenait la dévastation et la mort dans ce beau pays. Le bourg de Saint-Antonin seul fit quelque résistance. Le châtelain sommé de setrendre dit en murmurant sous son casque : «Est-ce que Montfort peut croire que je crains ses bourdonniers 2?» Les Provençcaux toujours moqueurs désignaient ainsi les Francais , parce qu'ils potrtaient le bourdon et la panetière comme les pêlerins de la Palestine. St.-Antonin fut pris
Guypia, sanct Antony, la Guarda et totas les altras plaças dalentors , col, 45.
x Picrre de Vaulx-Cernay, c. 45.