PROUESSES DU COMTE DE FOIX
d'assaut. La fortune distribuait encore ainsi ses capricieuses destinées ! Les Provencaux avaient chaque jour à combattre de nouvelles troupes de pèlerins qui venaient de la France , de l’Angleterre et de l'Allemagne; la chevalerie du midi était comme épuisée ; le brillant comte de Foix se multipliait avec quelques hommes d’armes, provoquait au combat singulier tous les comtes francs , et Montfort lui-même ; mais comment résister à ces bandes, se refoulant sans cesse dans la Langue-doc et se plaçant sous les gonfanons d’un chef habile et vaillant ? tous les châteaux qui étaient revenus à l'hommage du comte de Toulouse passèrent successivement aux Francs.
Simon soumit ensuite l’Agénois, Marmande, Moissac, le comté de Foix et de Commuiriges, de sorte que celui qui naguère n’était que le pauvre sire de Montfort l'Amaury, devint le maître des plus beaux fiefs de la Provence. Son premier soim fut d'y établir des coutumes
appropriées à la situation nouvelle des pays conquis E
1 Pierre de Vaulx-Cernay, chap. 65.