Ô LE VŒU DU PAON
posé un service de grossière vaisselle. Au moment où les chevaliers entraient , le rdi , plein de civilité, les conviait à s'asseoir. Devant eux étaient rangées des coupes assez élevées et d'une vaste capacité. Au moment où Ton servait le potage à la hi#e de sanglier , et quelquefois à la volaille \ le chapelain commençait le benedicite à haute voix ; et tous les chevaliers l'accompagnaient dans cette prière ; puis il faisait d'autres lectures pieuses , tandis que les plats de gibier, les bons poissons d'Étampes on des viviers de Vincennes , Saint-Maur et Saint* Mandé , paraissaient sur la table , arrosés de nombreuses libations des vins du Clos-Voujeau et de Cluny. Au milieu du repas , les portes s'ouvraient , et l'on voyait avancer les damoiselles suivies des écuyers portant sur un plat d'argent, revêtu des armoiries royales, le paon rôti , encore tout brillant de son riche plumage ; on accueillait avec enthousiasme le magnifique oiseau, qui arrivait escorté du héron et du pluvier doré. Alors le chapelain cessait
i MSS. du roi n° 7218. Le Fabliau du cuvier parle aussi d'une soupe au vin : -
Or ça fait-il la soupe en vin.