‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 127 sur 248 · LE ROI PILLE ET CKÀS&B LES 1 JUIFS · texte numérisé non relu

LE ROI PILLE ET CKÀS&B LES 1 JUIFS

parideiit son sang dan» dés vaisseaux auprès desquels gisant amoncelés des- corps de petits enfans. . ' ;

De quelque manière que noùr jugkms an* jourd'hui ees préveiitions de là -Multitude, il n'en est pas moins yrai que Te*puM©n d'une classe d'homme* , l'objet de la haine générale, avait en elle-même quelque <&ose de pepulaire et pouvait faeuteusetneiit cottimeûrfer le règne du suzerain. Rendtfèaui $ttjet**le&'oWi ; gâtions qu'ils avaient souscrite*,' & te* gag 6 * qu'ils avaient confiés aux Juifs; è'éfâdt V*. dresser à la passion la plus vive du cœur; h» 4 main , la cupidité. « Les bourgeois , les chétaliers et les paysans étaient en si grande sragg 6 * tion envers les Juifs , par tes grands dénier* qu'ils leur devaient, que les Hébreux preiiaifcnt aux tins leurs meubles- * les vendaient pour se payer, et qu'ils retenaient lés autres txSfflme captifs et sûretés en létpit maisons *. »' '."■

Le Roi , déjà très-dispoéé à suivre les «wrides conseils qu'il recevait contre les Juifs, alla consulter frère Bernard , solitaire cte Vmcemies , personnage mystérieux que nous perron*

i Chronique de Saint-Denis ,1181^ .

FRÈRE BEBNAKD DE V1NCENNES. 255

paraître dans toutes les grandes circonstances, pour diriger le roi et gouverner sa politique. Bernard s'était choisi une retraite non loin du parc de Vincennes, dans, la vaste forêt de SawtrJVfandé , ou il menait . la vie des anachorètes* On le considérait comme un de ces saints personnages en perpétuelle communication avec le ciel. La simplicité grossière de ses vétemens r ses » jeûnes , ses macérations, loi avaient attiré le respect de la multitude, et là contrée retentissait du bruit de ses miracles, a Frère, lui dit le roi , que me conseilles r tu , à l'égard de .ces zoécréàns et pour le profit de l'Église et des pauvres chrétiens ? •** Sire roi , je. te conseille de relâcher et quitter, tous les chrétiens de ton royaume de tout ce qu'ils doiventaux Juifs. Expulse4es du beau pays de France et retiens pour toi là quinte partie de leur avoir. » Philippe dit à ses barons : ce Je crois que frère Bernard a raison i » Et comme ses barons lui répondirent : ce Beau sire > fais ce qu'il te plaît ; » il rendit uneordonnance par laquelle il. enjoignait aux Juifs de quitter le royaume de France, uvant la fête de Saint- Jean-Baptiste. Ils eurent la permission fie ven-

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