PRIVILÈGES DES CROISÉS
et qui s'y refusera , pourra être saisi par son seigneur qui en fera à sa volonté* Le chevaliei qui la payera volontairement, en recevrais récompense dans le ciel. ' »
Voilà des dispositions qui assuraient le* moyens de se procurer de l'argent pour la croisade ; mais les pèlerins dirent : ce Seigneurs et barons , il faut que nous ayons les privilèges des hommes d'église. » Ce fut pourquoi les barons et les prélats réunis firent des statuts généraux qui fixaient l'état et les privilèges de* croisés.
« Ceux qui partaient pour la Palestine, s'ils étaient possesseurs de quelques fiefs ou revenus, devaient les assigner à leurs créanciers jusqu'à concurrence de ce qui était dû, sani que le seigneur supérieur pût s'en plaindre.
Ils devaient cependant fournir des cautions, si chevaliers pauvres et sans avoir , ils ne pouvaienl donner une telle garantie. Le croisé, créancier d'un autre croisé , ne pouvait rien demande] à son compagnon d'armes jusqu'à la fête pro chaine de tous les Saints. Les marchés qu seraient faits jusqu'à l'octave de la Purification
1 Rigord, hist. Philipp.-Aug., ad ami. 1188.